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23 juin 2011

Compte rendu du Conseil de formation du jeudi 23 juin 2011

Il y a été question de la formation continue, de la formation initiale des futurs PES, mais aussi d’une nouvelle expérimentation-déregulation dans le Tarn, de la deuxième journée de pré-rentrée, et enfin du gel des recrutements d’EVS aide administrative.
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Formation continue

La disparition de la formation continue se poursuit. Le SNUipp-FSU a une nouvelle fois dénoncé cet abandon, et la seule logique budgétaire qui prime sur toutes les autres considérations. Quelques chiffres parlant que nous avons pu mettre en perspective par comparaison avec les année précédentes :

  • Nombre de journées-stagiaires (nombre de jours x nombre de places offertes)

2008/2009 : 2849 journées-stagiaires

2009/2010 : 2322 journées-stagiaires

2010/2011 : 1954 journées-stagiaires

  • Nombre d’heures allouées à l’IUFM pour la formation continue :

2005/2006 : 1200 heures

2011/2012 : 132 heures !!

  • Nombre de sessions de formation annulées en 2010/2011 faute de remplaçant-es disponibles : 24 sessions !!!

L’Inspecteur d’Académie a mis l’accent lors de la réunion sur de nouvelles possibilités qui étaient offertes aux enseignant-es pour se former, « en complémentarité » de la formation continue, à savoir : les conférences départementales, l’auto-formation en ligne, à distance, le Droit Individuel à la Formation (DIF).

Le SNUipp-FSU a fait remarqué que, malgré la qualité des conférences départementales, celles-ci étaient beaucoup plus difficiles d’accès, puisque toutes sur Albi, notamment aux collègues du sud du département, étant donné qu’il n’y avait pas de frais de déplacement prévus. Nous avons également exprimé nos craintes de voir progressivement une auto-formation en ligne ou à distance se substituer à la formation continue.

Formation initiale

Dispositif de formation

Le schéma de la formation initiale pour les 9 futurs stagiaires l’an prochain reste quasiment à l’identique de celui de cette année, hormis le fait que le binôme soit assuré par un PET3 et non par un PET1 (ce que nous demandions, car ces derniers souhaitent pouvoir exercer leur première année de titulaire en ayant la charge d’une classe à eux, et non en partage avec un stagiaire) et que la période de stage en TPS-PS et CP (pratique accompagnée suivie d’un stage en responsabilité) soit déplacée des mois de mars et avril aux mois de mai et juin.

Pour le SNUipp-FSU, le dispositif mis en place dans le Tarn, qui permet une entrée plus progressive que dans beaucoup d’autres départements, reste un moindre mal dans la mise en place de la réforme de la formation, qui encore une fois n’a été concoctée que dans une logique d’économie budgétaire et d’introduction à plus ou moins long terme de la précarité dans l’Ecole (entraînant ainsi la remise en cause de notre statut de fonctionnaire).

Master en alternance

Dans la même logique, l’Inspecteur d’Académie nous a confirmé que le principe de la mise en place d’un master en alternance était à l’étude par l’Université de Toulouse. Il s’agit de faire effectuer aux étudiant-es des masters enseignement 2ème année un stage filé d’une journée par semaine dans une école. Ces masters seraient mis en place dans des départements ou la promo entière serait concernée. Le SNUipp-FSU a rappelé son opposition à ce principe car il n’est bénéfique ni pour les étudiant-es, ni pour les écoles : cela introduit de la précarité dans les écoles en utilisant des étudiants non formés comme moyens d’enseignement ; les étudiant-es vont devoir gérer trop de choses en une seule année (valider le master, rédiger un mémoire, préparer le concours et donc préparer, corriger, etc un jour de classe par semaine...).

Nous en saurons plus lors du groupe de travail sur la 2nde phase mardi 28 juin.

Frais de déplacement PES

Par ailleurs, nous avons demandé à l’Inspecteur d’Académie que les frais de déplacement pour les PES soient prévus pour l’an prochain, afin d’éviter la situation de cette année, qui a vu les stagiaires privés de leur droit à être remboursés de leurs frais, parfois très lourds, pour se déplacer de leur école jusqu’aux différents autres lieux de stage et à l’IUFM.

Nous l’avons à cette occasion informé que les stagiaires sortants s’étaient inscrits, pour plus de la moitié d’entre eux, dans la procédure de recours que nous leur avons proposé.

Expérimentation des Écoles du Socle Commun

L’Inspecteur d’Académie a annoncé pour la rentrée de septembre l’expérimentation dans le Tarn des Écoles du Socle Commun. Cela a été présenté au moment de l’examen des stages de liaison écoles-collège. Cela se veut un simple outil supplémentaire pour assurer cette liaison par l’organisation d’un échange de service par semaine entre des PE et des profs de collège. Ces derniers viendraient enseigner leur discipline dans une école élémentaire du secteur pendant que le PE irait faire de l’aide individualisée pendant le temps d’accompagnement éducatif mis en place au collège.

Les collèges concernés sont :

  • Collège Louis Pasteur à Graulhet
  • Collège Aristide Bruant à Albi
  • Collège de Saint-Juéry
  • Collège Augustin Malroux à Blaye-les-Mines

Le SNUipp-FSU a exprimé son opposition à cette expérimentation, qui vise à notre sens un tout autre objectif que celui de renforcer la liaison écoles-collège : il s’agit de créer des super-structures administratives regroupant un collège et toutes les écoles de son secteur, le tout géré par l’équipe administrative du collège, et donc sans aucun moyen supplémentaire. Cela permettrait à l’administration d’opérer de nouvelles suppressions de postes par la globalisation des effectifs, et dans le même temps de se débarrasser à moindre frais de la question de la direction et du fonctionnement de l’école, sur lesquels nous l’alertons depuis des années.

De plus, le principe de l’expérimentation qui conduit à une généralisation systématique sans aucun bilan commence à être connu, avec dans le passé les exemples de Base Elèves, ou dernièrement du dispositif ECLAIR.

L’Inspecteur d’Académie nous a affirmé que les personnels retenus pour cette expérimentation le seraient sur la base du volontariat : contactez-nous immédiatement en cas de pression.

Journées de pré-rentrée

Le SNUipp-FSU avait demandé à l’Inspecteur d’Académie (voir lettre d’information du 17 juin) de pouvoir conserver la possibilité pour les équipes qui faisaient ce choix d’effectuer la deuxième journée de pré-rentrée le jour précédent l’autre journée plutôt qu’un mercredi de septembre.

L’Inspecteur d’Académie a décidé de fixer les 2 jours de pré-rentrée pour tout le monde le jeudi 1er et vendredi 2 septembre.

Recrutements EVS aide administrative

Après la fin du Conseil de formation, l’Inspecteur d’Académie a souhaité informer les représentant-es des personnels de la situation des recrutements des EVS aide administrative dans le Tarn. Les recours engagés, à l’initiative de la FSU, au Conseil des Prud’hommes par les EVS pour défaut de formation inquiètent fortement l’Inspecteur d’Académie quant à la capacité pour le lycée employeur (Clément de Pémille à Graulhet) de pouvoir assumer financièrement cette charge s’il est condamné, et dans le même temps de pouvoir embaucher de nouveaux contrats. C’est pourquoi il a demandé un moratoire sur les 130 recrutements prévus, ceux-ci étant bloqués au moins jusqu’à fin août.

Pour le SNUipp-FSU, il est évident que ce n’est pas au lycée employeur d’assurer le paiement des indemnisations (d’après nos estimations, il pourrait s’agir de 200 000 à 300 000 €), puisque il n’a pas suffisamment de fonds propres et qu’il agit sous les ordres de l’Etat. C’est bien à ce dernier d’assumer l’entière responsabilité de son comportement de patron-voyou.

Par ailleurs, d’après nos informations, il semble plus difficile de trouver des candidat-es pour ce type de contrats, quand on leur demande d’assurer leurs missions sur 2 écoles différentes avec, du coup, des déplacements supplémentaires (non pris en charge bien entendu) avec toujours le même salaire de misère et avec la certitude de re-pointer au chômage 6 mois plus tard...

Nous le rappelons encore, ces emplois ont démontré leur utilité. Il faut les pérenniser par la création de postes statutaires de la Fonction Publique.

 

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