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14 septembre 2009

Nouveau rapport de l’IGEN

Semaine de 4 jours, 60heures d’APE, stage de remise à niveau, statut de l’école, le rapport dresse un constat, le SNUipp analyse.

EXTRAITS DU RAPPORT DE L’ INSPECTION GÉNÉRALE

La généralisation de la semaine des quatre jours :

« Les inconvénients se confirment : Pour autant, la situation n’est pas satisfaisante. Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir : Sur la fatigue des élèves et des enseignants : les constats effectués dès le premier trimestre scolaire ont été confirmés à l’issue de l’année, conduisant parfois à la suspension de l’aide personnalisée les semaines précédant les vacances scolaires. Sur la réduction du temps de dialogue avec les parents : le samedi matin est supprimé, les enseignants, pris par l’aide personnalisée ou par une autre activité, ne sont plus disponibles à la sortie de l’école le soir. Sur le temps de concertation des enseignants : des doutes sont exprimés par l’encadrement sur la qualité (voire la réalité) des concertations qui ont lieu le vendredi soir à la fin d’une semaine chargée. Enfin, et surtout, sur le temps consacré aux enseignements : au terme de l’année scolaire, il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible. L’année scolaire n’est plus que de 144 jours théoriques (quatre jours pendant 36 semaines), et 140 jours en fait, alors que la moyenne européenne est de 185 jours (Regards sur l’éducation - OCDE 2008). « 

La position du SNUipp :

Réduire le temps d’enseignement sans remodeler les programmes et en ajoutant des enseignements ne peut que conduire à un resserrement de fait sur les éléments du socle commun. Seuls les élèves de milieux favorisés trouveront ailleurs ce qu’on ne pourra plus leur apprendre à l’école. C’est la mise en place d’un enseignement minimum pour ceux qui en auraient le plus besoin.

Des journées plus longues et des classes de plus en plus chargées augmentent la fatigue des enseignant-es et des élèves.

Les 60 heures d’aide personnalisée :

« L’effet de l’aide personnalisée sur les apprentissages Les progrès des élèves sont visibles sur le plan du comportement en classe mais les enseignants remarquent que les progrès réalisés et visibles au cours de l’aide personnalisée s’atténuent en classe. Néanmoins, l’aide personnalisée sert à surmonter des blocages, par exemple dans l’apprentissage de la lecture (cas de l’enfant arrivant non lecteur en CE1 qui sait lire après deux périodes d’aide). Les effets sur les apprentissages et les acquis sont plus difficiles à mesurer. La mesure des effets de l’aide individualisée sur les élèves ne peut pas toujours être isolée des effets des autres actions. Les évaluations ne sont pas systématiques et pas toujours rigoureuses même si, localement, les inspecteurs généraux ont pu relever des initiatives intéressantes quant à la réutilisation en juin de tout ou partie des protocoles d’évaluation nationale des élèves de CM2 (cf. ci-dessous page 15). Le constat est cependant fait unanimement que les élèves ayant besoin d’une consolidation, d’un coup de pouce, y trouvent leur compte : l’aide personnalisée permet de renforcer ce qui a été engagé en classe et n’est pas totalement compris. Ce dispositif permet des ajustements rapides et sur des durées courtes pour des difficultés ponctuelles (aide personnalisée permettant d’éviter le décrochage et de remettre vraiment à niveau, de mieux réguler les écarts dans les rythmes d’apprentissage entre enfants pour ceux qui ont simplement besoin de plus de temps).

Les conséquences sur le parcours des élèves En général, on ne signale pas de conséquence sur le parcours des élèves, les enseignants et les directeurs disant clairement que l’aide personnalisée ne change rien en ce qui concerne leur décision éventuelle de redoublement pour un élève ou pour les orientations en SEGPA. Il est possible que la nouveauté du dispositif explique cette prise de position, ou encore qu’elle résulte logiquement de l’argumentation déployée concernant l’efficacité de l’aide personnalisée : elle ne permet pas, selon les enseignants, de compenser les difficultés lourdes, elle ne permet donc pas d’infléchir l’organisation du cursus scolaire des élèves. »

La position du SNUipp : Les élèves en grande difficulté ne peuvent trouver une remédiation dans ce dispositif. La place et le rôle des RASED et de leurs enseignant-es spécialisés, est plus que jamais indispensable alors que le Ministère est en train de les supprimer en prenant argument de la mise en lace des APE.
Les stages de remise à niveau

« Les enseignants prennent conscience de l’intérêt que présentent ces stages pour les élèves, ils y trouvent pour eux-mêmes, outre l’intérêt financier, l’intérêt pédagogique d’une relation différente avec les élèves. Il est patent qu’aucune évaluation qualitative du dispositif n’est conduite ou même envisagée. »

La position du SNUipp : C’est bien la preuve qu’en dehors d’un « plus pour gagner plus » qui commence à habituer les enseignant-es à travailler pendant les congés scolaires, (pour les y obliger plus en formation continue ?) n’entraîne aucun « » en termes d’acquisitions ou de méthode de travail. Surtout ne pas l’évaluer pour éviter les déconvenues !!!
Le statut de l’école

« La création de l’établissement public d’enseignement primaire (EPEP) donnerait aux inspecteurs un relais au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration et elle leur permettrait de retrouver du temps pour le pilotage pédagogique et l’encadrement personnalisé des enseignants. Des inspecteurs, constatant que le temps disponible pour les inspections se réduit, sont en attente de la création d’EPEP dans leur circonscription ; des projets sont préparés, en lien notamment avec des créations de Regroupements Pédagogiques Concentrés dans les zones rurales. »

La position du SNUipp :

EPEP : le retour L’objectif premier du gouvernement est bien de regrouper les écoles pour fermer des postes et mettre en place de « d’établissements » qui feront appliquer la politique du Ministère en étant au plus près des collègues.

 

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