www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Tarn 81

Vous êtes actuellement : Ecole 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {}
21 février 2008

Ecole primaire : Mesures en trompe l’oeil.

Le président de la République a annoncé sa volonté de réduire le nombre d’élèves qui rencontrent des difficultés importantes. Que propose-t-il ? Renforcer l’Education civique et morale, réécrire les programmes et mettre en place des évaluations à l’école. Difficile de croire que ce soit suffisant pour que l’école puisse atteindre cet objectif ! La nostalgie, la référence à la troisième république ou encore l’affirmation de l’autorité du savoir dessinent un projet éducatif qui est bien loin de correspondre à l’ambition affichée. L’impasse effectuée sur le rôle de l’école maternelle ou le « retour aux fondamentaux » cachent mal une volonté de réduire les missions de l’école qui accentuera les inégalités au lieu de chercher à faire réussir tous les élèves.

Le SNUipp tient à réaffirmer que les enseignants des écoles n’ont renoncé à enseigner ni l’ Education civique, ni le vocabulaire, ni l’orthographe, ni la grammaire ou le calcul.
Laisser croire le contraire est méprisant pour les enseignants. Qui peut croire que l’abandon des programmes de 2002 remplacés par un fascicule de 24 pages permette de rendre plus aisé l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques, des sciences ou de l’histoire ? Certes les programmes doivent être lisibles par tous, mais ce travail de réécriture doit-il être concocté dans le plus grand secret ?

Comment le président de la République peut-il affirmer garantir la liberté pédagogique et dans le même temps prétendre imposer aux enseignants une modalité pédagogique controversée en histoire pour étudier la Shoah ?

Les contenus d’enseignement de l’école primaire constituent un enjeu décisif. Leur évolution nécessite de faire confiance aux enseignants, de s’appuyer sur leur travail et leur expérience professionnelle même s’il appartient bien à la nation de fixer les exigences de l’école.

Enfin alors que se profilent les opérations de carte scolaire reportées après le deuxième tour des élections municipales, le discours fait l’impasse sur les suppressions budgétaires ; pourquoi le président de la République ne mentionne-t-il pas que l’école primaire française compte parmi les pays de l’OCDE les effectifs par classe les plus élevés ?

Notre école primaire est très loin d’être surdotée, elle souffre des contraintes budgétaires et le premier devoir d’un président de la République est de lui donner les moyens de son fonctionnement.

Paris, le 15 février 2008

 

27 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp du Tarn 201 rue Jarlard, 81000 Albi

tél : 05 63 38 44 34 @ : snu81@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Tarn 81, tous droits réservés.