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11 avril 2019

Envois de mails aux dĂ©putĂ©.e.s et sĂ©nateurs : les Ă©lu.e.s En Marche rĂ©pondent d’une seule voix !

Les AG de l’Education du Tarn ont actĂ© d’envoyer massivement des mails aux Ă©lus (dĂ©putĂ©.e.s et sĂ©nateurs). La plupart d’entre eux ont rĂ©pondu Ă  ces demandes.

Les 2 dĂ©putĂ©s En Marche et assimilĂ©s, Philippe Folliot et Jean Terlier ont rĂ©pondu par une lettre quasi identique. On note bien l’indĂ©pendance et la libertĂ© de parole de la majoritĂ© gouvernementale.

Voici la rĂ©ponse de Philippe Folliot (dĂ©putĂ© de la 1ère circonscription du Tarn) :

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réponse anti loi-Blanquer éducation confiance Folliot

Et voici la rĂ©ponse de Jean Terlier (dĂ©putĂ© de la 3ème circonscription du Tarn) :

"Monsieur,

Vous avez attiré mon attention sur vos inquiétudes concernant le projet de loi pour une Ecole de la confiance adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 19 février 2019, et qui sera examiné par le Sénat à la mi-mai.

Ce projet de loi porte une ambition forte et renouvelĂ©e du Gouvernement et de la majoritĂ© : l’élĂ©vation du niveau gĂ©nĂ©ral des Ă©lèves et la justice sociale. Il prolonge et complète le dĂ©doublement des classes de CP et de CE1 des Ă©coles des RĂ©seaux d’éducation prioritaire (REP), dont chacun reconnaĂ®t – communautĂ© Ă©ducative comme parents – l’efficacitĂ© et l’impact positif.

La mission de l’école primaire est de transmettre les savoirs fondamentaux Ă  tous les Ă©lèves : lire, Ă©crire, compter, mais aussi respecter autrui. L’école maternelle rĂ©pond, pour sa part, Ă  l’acquisition pour les enfants entre 3 et 6 ans des fondamentaux et la maĂ®trise du langage. Tels sont ces objectifs poursuivis par le Ministre et les dĂ©putĂ©s dans l’enrichissement du projet de loi.

Or, depuis quelques jours nous assistons à une dangereuse campagne de désinformation. Nous souhaitons ici rétablir quelques vérités.

L’école maternelle est au cœur de notre ambition, qui se traduit par l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans. C’est une mesure-phare et un engagement du Président de la République exprimé lors des Assises de l’école maternelle en mars 2018.

Cette ambition prend corps et sens dans l’article 2 du projet de loi, qui consacre l’école maternelle dans le Code de l’éducation, alors que certains ont voulu y voir sa disparition au profit des jardins d’enfants. Cette incomprĂ©hension vient d’un amendement de dĂ©putĂ©s de la majoritĂ© qui, contrairement Ă  ce qui a pu ĂŞtre compris, prĂ©voit une transition des jardins d’enfants vers les Ă©coles maternelles. Dans un dĂ©lai de 2 ans maximum, les jardins d’enfants devront adapter leur activitĂ© en crèche, en pĂ©riscolaire ou en Ă©cole maternelle privĂ©e, car ils ne pourront Ă  terme plus accueillir les enfants entre 3 et 6 ans, qui iront dĂ©sormais obligatoirement Ă  l’Ă©cole maternelle.

C’est donc un renforcement de l’école maternelle qui a été voté, et conforté par l’amélioration du taux d’encadrement.

La seconde prioritĂ© concerne l’école primaire, qui a notamment fait l’objet de crĂ©dits budgĂ©taires supplĂ©mentaires pour des crĂ©ations de postes. En dĂ©pit de ces rĂ©alitĂ©s incontestables, circule l’idĂ©e que la crĂ©ation de l’établissement public des savoirs fondamentaux (EPSF) conduirait Ă  supprimer des Ă©coles rurales.C’est prĂ©cisĂ©ment pour les renforcer que les EPSF sont crĂ©Ă©s, Ă  l’initiative des collectivitĂ©s territoriales. Le cadre lĂ©gislatif offre ainsi une souplesse aux collectivitĂ©s qui pourront l’adapter Ă  leurs spĂ©cificitĂ©s locales. Aucun projet ne verra le jour sans l’accord des maires, du Conseil dĂ©partemental et du recteur. La crĂ©ation de l’EPSF reposera sur l’accord de tous les acteurs locaux : la communautĂ© Ă©ducative et les Ă©lus. Il reprĂ©sente une libertĂ© nouvelle et non une obligation. Il n’a nullement vocation Ă  faire disparaĂ®tre des Ă©coles, mais au contraire Ă  les conforter en les rapprochant du collège. L’objectif est de crĂ©er une continuitĂ© dans les parcours scolaires pour Ă©viter les effets de ruptures.

Dans le même ordre d’idées, il est faux d’évoquer la suppression des directeurs d’école ou l’affaiblissement de leur fonction. Si une école est associée au nouvel EPSF, il y aura toujours un principal en charge du collège et un directeur responsable de l’école. Chaque école conservera son responsable qui restera l’interlocuteur des familles et de la municipalité. Il conservera son niveau indemnitaire et toutes ses fonctions.Les directeurs resteront les piliers de l’école. Nous avons décidé de leur donner un statut plus fort encore. Nous travaillons donc à le renforcer.

Conscients des inquiétudes et des interrogations qui ont émergé sur les EPSF, le Ministre de l’Education nationale s’est engagé à proposer une nouvelle rédaction de cet article lors de l’examen du texte au Sénat en mai. Nous participerons à ce travail d’éclaircissements et de garantie.

Les parlementaires de La République En Marche continueront à travailler activement sur ce projet de loi pour une Ecole de la confiance et à renforcer l’école républicaine, pour la réussite scolaire de nos enfants et l’amélioration des conditions d’exercice des enseignants et directeurs d’école.

Soyez sûr(e) qu’aux côtés de mes collègues, je veillerai à ce que ces engagements soient tenus.

Je vous prie de croire, Monsieur, Ă  l’expression de ma parfaite considĂ©ration.

Jean TERLIER

Député du TARN"

Le sĂ©nateur Thierry Carcenac rĂ©pond Ă  nos sollicitations sans rĂ©ellement prendre position :

"Monsieur,

C’est avec la plus grande attention que j’ai pris connaissance de votre courriel dans lequel vous me faites part de vos inquiĂ©tudes concernant le projet de loi pour une Ă©cole de la confiance votĂ© le 19 fĂ©vrier dernier Ă  l’AssemblĂ©e Nationale.

Je comprends parfaitement votre point de vue et partage un certain nombre de vos positions notamment concernant le risque d’affaiblissement de nos Ă©coles en milieu rural avec la suppression des directeurs d’Ă©coles et la crĂ©ation d’Ă©tablissements publics des savoirs fondamentaux.

Le groupe socialiste et rĂ©publicain du SĂ©nat auquel j’appartiens est en train de procĂ©der aux auditions de syndicats d’enseignants et des acteurs de l’Ă©ducation dans l’optique du passage prochain de ce texte au SĂ©nat.

A la fin de ces auditions, nous arrêterons notre position définitive que je ne manquerai pas de vous communiquer.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

—  Thierry CARCENAC SĂ©nateur du Tarn

Secrétariat parlementaire 1 rue du Chanoine Birot 81000 ALBI 05 63 36 24 61"

Quand Marie-Christine Verdier-Jouclas (députée de la 2ème circonscription du Tarn) perd son sang-froid et tout sens de la mesure.

« Comme la loi Blanquer l’indique, les professeurs doivent avoir un devoir de neutralitĂ©. Dans les Ă©coles, j’ai vu des enseignants distribuer des tracts mensongers dans les classes et dans les cartables des enfants. Ce n’est pas acceptable ! »

« La rĂ©forme du baccalaurĂ©at est un rĂ©el avantage pour les lycĂ©ens. Les filières L, ES et S seront supprimĂ©es, les Ă©lèves auront un parcours personnalisĂ© oĂą ils pourront eux-mĂŞmes faire leurs choix ! L’enjeu est de mieux les prĂ©parer afin de rĂ©ussir dans l’enseignement supĂ©rieur. »â€¦ (M. Verdier-Jouclas, LCI, 5 avril)

Oubliant le ministre Castaner expliquant à une classe le bon usage (progressiste) du flash ball, oubliant le président Macron vantant sa politique là encore à des élèves, oubliant les tombereaux de mensonges déversés par le ministre Blanquer pour vendre ses contre-réformes éducatives, la députée Verdier-Jouclas monte au créneau avec sa sagacité habituelle pour défendre une politique éducative massivement contestée.

Dans une lettre ouverte comme dans les mĂ©dias, non seulement elle poursuit la campagne de dĂ©sinformation sans limite du pouvoir (oui, la rĂ©forme des lycĂ©es et du bac est bonne bla-bla, non on ne menace pas les directeurs d’Ă©cole bla-bla…) mais elle s’en prend, dans la ligne de son vote pour la loi anti-manifestation et de son soutien au bâillonnement des enseignants contenu dans la mal-nommĂ©e loi pour une Ă©cole de la confiance, au droit encore en vigueur qui permet aux organisations syndicales ainsi qu’aux fĂ©dĂ©rations de parents de communiquer avec les familles (Ă  la sortie des Ă©tablissements ou sous pli fermĂ© en classe).

Prenant les collègues et les parents pour des imbéciles qui ne savent pas lire les textes (même de loi), martelant ses contre-vérités avec un aplomb inquiétant, Madame Verdier-Jouclas ne fait que révéler la fébrilité du pouvoir ainsi que sa véritable marque de fabrique, autoritaire, technocratique et déconnectée des aspirations populaires.

Pour la FSU 81, la meilleure rĂ©ponse Ă  apporter, dans l’intĂ©rĂŞt des enseignant.es comme des usager.es de l’Ă©cole publique, est bien entendu de continuer Ă  amplifier la mobilisation en se servant de toutes les occasions pour faire connaĂ®tre le contenu exact des contre-rĂ©formes et en prĂ©parant les grandes actions qui s’annoncent (9 mai dans la Fonction Publique et manifestation nationale Éducation le 18 mai notamment).

 

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