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26 juin 2018

CAPD 25 juin Hors classe

Grace aux seules interventions répétées du SNUipp-FSU 81, nous avons réussi à obtenir la prise en compte de l’AGS en cas d’égalité de barème.

14 collègues instituteurs/trices pourront ainsi bénéficier d’une promotion dès cette année. 69 collègues passent donc à la Hors classe suite à cette instance.

Le SNUipp-FSU 81 rappelle qu’il est opposé aux promotions au mérite. Pour nous, les enseignant-es doivent avancer à une cadence unique et au rythme le plus rapide. Nous revendiquons un passage à la hors-classe pour tous-tes avant de partir à la retraite, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

L’esprit du PPCR (avec une revalorisation de nos salaires, l’intégration d’une partie de nos primes à l’indiciaire, un déroulé quasi linéaire dans la classe normale) était bel et bien un accès à la hors-classe pour toutes et tous. Il y est écrit que « la carrière des agents a désormais vocation à se dérouler sur au moins deux grades », ce qui n’était aucunement le cas jusqu’à maintenant.

Soyons clair : l’ancien système de promotion n’était pas un modèle l’équité, loin s’en faut : il était possible de voir des inspections aboutissant à un rapport plutôt favorable, voire élogieux, sanctionnées par un demi ou un quart de point : la note était donc une modalité d’évaluation particulièrement opaque !

Mais qu’en est-il de celui-ci ? Avec PPCR, le déroulé des carrières reste toujours lié au contenu de l’inspection.

Pour le SNUipp-FSU 81, la seule solution pour éviter l’arbitraire, c’est bien une déconnexion complète entre passage d’échelon au rythme le plus rapide pour toutes et tous et inspection ! Le retour à des promotions au barème, souhaité par d’autres organisations syndicales, ne résoudra pas ce problème !

Les opérations d’accès à cette hors classe, sous leurs nouvelles modalités, ont engendrées incompréhension et amertume.

Des avis arbitraires

La rectrice a définit un ratio pour les avis, et pour chaque échelon :

  • 10 % d’avis "excellent"
  • 45 % d’avis "très satisfaisant"

Les avis basés sur des rapports d’inspection plus ou moins anciens, comme sur une connaissance plus ou moins réelle des enseignantes et enseignants, engendrent de profonds sentiments d’injustice voire de mépris lorsque l’investissement quotidien n’est pas reconnu, a minima, comme très satisfaisant. De surcroît, ces avis ont un caractère pérenne et figent l’appréciation portée sur les enseignantes et enseignants. L’avis émis est censé apprécier notre « valeur professionnelle » et dans notre culture professionnelle, ces appréciations, ces mots, tel que « très satisfaisant », « satisfaisant », « à consolider » sont chargés de sens. Ils renvoient à la perception de la manière dont nous exerçons notre métier. Certains avis sont basés sur des rapports d’inspections anciens et il est difficile d’accepter que nos supérieurs hiérarchiques puissent penser que les collègues concerné.es par un avis négatif n’aient pas pris acte des remarques faites sur ces anciens rapports afin d’améliorer leurs pratiques professionnelles.

Vos délégué.es du SNUipp-FSU 81 ont, à plusieurs reprises interrogé l’administration pour connaître les modalités d’évaluations, car l’analyse des documents ne nous permet pas d’y voir une quelconque logique, si ce n’est celle de l’arbitraire... Pas de réponse de notre administration : quel mépris pour la profession !

Cette évaluation corrélée à l’avancement vise à sélectionner ceux et celles qui progresseront plus vite du fait d’un avis « très satisfaisant » ou « excellent" .De fait, elle introduit une discrimination au sein d’une équipe : un même métier, une même ancienneté, mais pas le même salaire. Cela produit un profond sentiment d’injustice pour nombre d’entre nous.

La dignité professionnelle et la reconnaissance sont pourtant essentielles. Le travail en équipe participe à la réussite des élèves et nous avons besoin d’être fédérés et non mis en concurrence. Cette concurrence, incapable de soutenir l’amélioration qualitative du service public, produit des effets malsains sur les relations collégiales et ne participe pas au climat serein dont notre profession a besoin pour enrichir ses méthodes et ses pratiques.

L’AGS pour départager les collègues à égalité de barème : une combat porté et remporté par le SNUipp-FSU 81

Dans les documents de travail proposés par notre administration, c’est l’ancienneté dans le corps des professeurs des écoles qui permettait de départager les collègues en cas d’égalité, désavantageant ainsi en particulier celles et ceux qui ont été institutrices et instituteurs dans la perspective de l’accès au grade de la hors classe avant le départ à la retraite.

Grâce au travail préparatoire de vos délégué.es du SNUipp-FSU 81 et au projet alternatif de promotion que nous avons présenté à l’administration (prenant en compte l’AGS), nous avons obtenu la prise en compte de notre revendication. Dans ce système imparfait et très discutable, les trois organisations syndicales représentatives actent positivement la prise en charge de l’AGS

Cela permet donc à 14 collègues instituteurs / trices d’être promu.es dès cette année.

Des erreurs de barèmes non prises en compte par l’administration malgré nos observations

Nous avons alerté l’administration sur des erreurs qui modifient substantiellement le classement des collègues. En effet, de nombreux et nombreuses collègues sont lésé.es de 20 points du fait de la prise en compte (qui, par ailleurs, nous apparaît juste) de l’ancienneté dans l’échelon au 01/09/2018 plutôt qu’au 31/08/2018 comme les textes le prévoient. Les collègues lésé.es sont celles et ceux qui atteignent une ancienneté dans l’échelon 10 de 4 ans : le barème d’échelon qui leur a été attribué est de 50 points. Or, au bout de 4 ans dans l’échelon 10, ces collègues passent automatiquement au 11ème échelon et devraient donc bénéficier d’un barème d’échelon de 70 points. Le SNUipp- FSU 81 avait relevé cette erreur avant la CAPD et alerté les services de la DSDEN.

L’administration ne corrigera pas cette année cette erreur, le classement acté à la fin de cette instance comportera donc des erreurs. Pour nous, il s’agit d’une inégalité de traitement inacceptable entre collègues !

L’égalité professionnelle entre hommes et femmes :

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’est pas encore reconnue totalement, avec seulement 76,81 % de promues alors que les femmes représentent 80 % des personnels enseignants dans le département. Nous avons tout de même salué les efforts de l’administration qui, lors de la dernière CAPD de promotions, avait délibérément choisi de promouvoir près de 70 % d’hommes à la classe exceptionnelle...

Les modalités de recours :

C’est à partir de la validation par la CAPD que chaque collègue peut envoyer sous 30 jours une demande de recours à la DASEN, puis saisir par la suite la CAPD si la DASEN n’a pas favorablement répondu à cette demande de révision !

L’administration n’a pas voulu étudier les saisines de CAPD lors de cette instance, malgré nos demandes conjointes avec FO.

Les promotions de cette année sont donc définitivement actées... Quel mépris !

Nous vous proposons donc de renvoyer votre demande de recours à la DASEN dès maintenant.

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Recours gracieux

Nous vous proposons aussi d’envoyer le courrier ci-dessous pour exprimer à notre hiérarchie votre incompréhension et votre amertume concernant cette campagne de promotion.

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Courrier Hors classe

Les revendications du SNUipp-FSU que nous avons porté lors de la CAPD :

  • l’application du protocole PPCR qui prévoit une carrière sur au moins deux grades pour toutes et tous, en particulier, les collègues prochainement retraitables doivent prioritairement bénéficier de la hors classe ;
  • que vous mettiez par principe l’appréciation « très satisfaisant  » à l’ensemble des enseignant-es promouvables à la hors-classe. Les enseignant-es doivent être toutes et tous reconnu-es pour travailler efficacement en équipe et non pas « mis en concurrence » pour accéder à la hors-classe.
  • qu’en cas d’égalité de barème, l’ancienneté de service (AGS) soit prise en compte sur l’ensemble de la carrière sans distinction. En effet, la situation des ex-instituteurs-trices, génération encore majoritaire chez les promouvables, est actuellement désavantagée par un barème qui, en cas d’égalité, prend en compte l’ancienneté dans le corps des PE et non l’ancienneté dans l’ensemble de la carrière. Tous ces personnels doivent pourtant accéder à la hors-classe avant de partir en retraite ;
  • de rectifier les erreurs induites par le changement de date de prise en compte de l’ancienneté dans l’échelon qui lèse des collègues de 20 points.
  • que les promotions prennent en compte l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Pour le SNUipp-FSU 81, l’accès à la hors classe doit respecter la proportion des hommes et des femmes dans le corps des PE.
  • la prise en compte des carrières "retardées" pour celles est ceux qui ont été institutrices ou instituteurs par rapport à celles et ceux qui ont déroulé une carrière uniquement de PE ;
  • de prévoir, dès l’année prochaine, la révision des avis portés cette année.

L’avis du SNUipp-FSU 81 sur la gestion des promotions 2018 à la Hors-classe : « à consolider » !

Par ses manières calamiteuses et autoritaires de gérer la question de la hors classe, l’administration est en train de dégoûter (et le mot est mesuré) les derniers.ères collègues qui croyaient encore en sa bonne foi !

 

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