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18 mars 2018

22 mars : les bonnes raisons d’être en grève et en manifestation Ă  Albi, 14h00, Place du Vigan

Mobilisation unitaire le 22 mars, sept fédérations de la Fonction publique appellent les agents à se mettre en grève. Le SNUipp-FSU détaille toutes les raisons pour les enseignantes et enseignants des écoles de ne pas manquer ce rendez-vous. Manifestation à Albi, place du Vigan, 14h00.

Trop de fonctionnaires en France ?

En France, la part de l’emploi public dans l’emploi total est autour de 20%. Il est dans la moyenne europĂ©enne. Au regard du PIB, la masse salariale publique a très peu augmentĂ© au cours des 35 dernières annĂ©es mais dès qu’il est question de faire des Ă©conomies, la Fonction publique sert de variable d’ajustement. Ainsi le gouvernement actuel cherche Ă  faire 13 milliards d’économies d’ici 2022 en supprimant 120 000 postes de fonctionnaires et en lançant un plan de dĂ©parts volontaires. Cette suppression massive de postes entraĂ®nera l’abandon de missions de service public. L’ensemble des usagers sera touchĂ©. Dans le mĂŞme temps, la suppression de l’ISF, c’est trois milliards par an en moins dans les caisses de l’État.

Se mobiliser le 22 mars, c’est agir pour des services publics de qualité au service des usagers. Parce que les fonctionnaires assurent des missions essentielles pour le développement et la cohésion du pays.

#PasPlusDe25

DĂ©velopper l’emploi public, ça concerne aussi l’école. La taille des classes a une incidence directe sur la rĂ©ussite des Ă©lèves et les conditions de travail des enseignants. La rĂ©duire permet plus aisĂ©ment le travail sur le langage dès la maternelle et jusqu’au cycle 3, le travail de groupes, les manipulations et le suivi de chaque Ă©lève. Les 3 881 postes crĂ©Ă©s pour la rentrĂ©e prochaine ne permettent pas d’assurer la mesure de dĂ©doublement en Ă©ducation prioritaire tout en maintenant les « Plus de maĂ®tres », en abondant les RASED oĂą en abaissant les effectifs partout oĂą c’est nĂ©cessaire. Pour le SNUipp, il ne doit pas y avoir plus de 25 Ă©lèves par classe et pas plus de 20 en Ă©ducation prioritaire !

Se mobiliser le 22 mars, c’est revendiquer plus de moyens pour l’Ă©cole.

Manifestation Ă  Albi, place du Vigan, 14h00.

Plus de contractuels et moins de fonctionnaires

La prĂ©caritĂ© est dĂ©jĂ  importante dans la Fonction Publique oĂą un agent sur cinq est aujourd’hui recrutĂ© sur contrat (CDD, CDI ou contrat aidĂ©). La volontĂ© du gouvernement de recruter plus massivement « sous contrat » est une remise en cause du statut de fonctionnaire, avec des consĂ©quences en termes de salaire, de temps incomplets imposĂ©s, de dĂ©roulement de carrière et de possibilitĂ©s de formation. Autant d’aspects qui nuisent au maintien et au dĂ©veloppement de services publics de qualitĂ© sur tout le territoire. L’Éducation nationale n’est pas en reste et recrute elle aussi des contractuels enseignants et non enseignants (AESH, aide administrative...)

Se mobiliser le 22 mars, c’est agir pour une Fonction publique efficace qui assure toutes ses missions auprès de tous les citoyens, sur tous les territoires. Les agents de l’Etat doivent ĂŞtre recrutĂ©s par concours, avoir un statut de fonctionnaire pour garantir la pĂ©rennitĂ© des services publics.

Mal payés, mal considérés

Après 15 ans d’exercice, les enseignants du primaire en France sont payés 22% de moins en moyenne que leurs homologues exerçant dans les autres pays de l’OCDE et 37% de moins que la moyenne dans les 11 pays comparables ayant un meilleur système éducatif. Ainsi, c’est l’attractivité d’un métier qui est remise en cause et au final la reconnaissance des qualifications des agents qui est bafouée.

Se mobiliser le 22 mars, c’est exiger la reconnaissance et la revalorisation de nos mĂ©tiers et de nos qualifications !

Pouvoir d’achat en berne

Le gouvernement a annoncĂ© un nouveau gel du point d’indice pour 2018 alors que sa valeur Ă©tait dĂ©jĂ  restĂ©e identique, c’est Ă  dire « gelĂ©e » de juillet 2010 Ă  juillet 2016. C’est inacceptable ! Les fonctionnaires ont dĂ©jĂ  subi plus de 9% de perte de pouvoir d’achat depuis 8 ans, en tenant compte de l’inflation et de l’augmentation de la retenue pour la retraite sur le traitement brut.

Se mobiliser le 22 mars, c’est peser sur le « rendez-vous salarial » fixĂ© par le ministre et exiger un rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.

Le jour de carence, une mesure injuste et inefficace

Manifestation Ă  Albi, place du Vigan, 14h00.

Le rĂ©tablissement du jour de carence en cas de congĂ© maladie reprĂ©sente une double peine pour les fonctionnaires. En plus de constituer une nouvelle amputation de leur pouvoir d’achat, venant s’ajouter Ă  celles dues au gel de la valeur du point d’indice, Ă  l’augmentation des cotisations retraites, il punit les agents, considĂ©rant qu’ils sont coupables d’ĂŞtre malades. De plus, le jour de carence est inefficace. Il conduit Ă  diffĂ©rer l’arrĂŞt de travail et Ă  dĂ©grader davantage l’état de santĂ© du salariĂ©. Les arrĂŞts sont moins nombreux mais plus longs. Parler d’équitĂ© avec le privĂ© n’est pas juste puisque pour deux tiers des salariĂ©s du privĂ© les jours de carence sont compensĂ©s par l’employeur ou par des conventions avec les mutuelles. PlutĂ´t que de s’aligner sur les conditions les plus dĂ©favorables, il faut au contraire mettre fin aux jours de carence pour tous !

Se mobiliser le 22 mars, c’est refuser la double peine en cas de maladie.

Gagner un métier pour les AESH

Depuis la rentrĂ©e 2014, un "statut" d’accompagnant des Ă©lèves en situation de handicap a Ă©tĂ© crĂ©Ă©, premier pas dans la reconnaissance des missions exercĂ©es jusqu’Ă  prĂ©sent par les AVS ou les AED. Pour autant, ce cadre d’emploi reste largement insuffisant et ne règle pas la prĂ©caritĂ© des personnels exerçant cette fonction. En tant que contractuels de la Fonction publique, leur "statut" se heurte aux limites des besoins fluctuants d’accompagnement des Ă©lèves, aux temps incomplets imposĂ©s et Ă  des salaires insuffisants.

Se mobiliser le 22 mars, c’est revendiquer un vrai statut pour les AESH

 

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