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6 octobre 2017

Toutes et tous en Grève le 10 octobre : manifestation à Albi, 14h30, place du Vigan

Mobilisation inédite le 10 octobre : pour la première fois depuis une dizaine d’années , l’ensemble des fédérations de la Fonction publique appellent les agents à se mettre en grève. Le SNUipp-FSU détaille toutes les raisons de ne pas rater ce rendez-vous. Dans le Tarn, la manifestation aura lieu à Albi à 14h30, place du Vigan.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement porte atteinte aux droits sociaux, aux protections des salariés, aux services publics . Sous prétexte de favoriser l’emploi et de réduire le déficit budgétaire, des efforts sont demandés aux salariés, aux jeunes, aux femmes, aux retraités, aux précaires, aux bénéficiaires de l’APL…. tandis que des mesures favorisent les plus riches, notamment les actionnaires et les entreprises comme la baisse de l’ISF, sans s’attaquer vraiment à la fraude et à l’évasion fiscale.

Traditionnelle variable d’ajustement des politiques d’austérité, les fonctionnaires sont à nouveau en première ligne. Le SNUipp-FSU, dans un 4 pages spécial téléchargeable ici détaille toutes les bonnes raisons qu’ont les agents de la fonction publique à se mobiliser massivement le 10 octobre prochain.

Le tract départemental de l’intersyndicale Tarnaise :

PDF - 95.1 ko
Tract intersyndical pour le 10 octobre
Manifestation à Albi, 14h30, place du Vigan

Faites nous remonter les chiffres de la mobilisation sur votre école en cliquant ici

Le PPCR remis en cause ?

Cet accord conclu avec le précédent gouvernement constitue un début de revalorisation, certes insuffisant, mais qui permet une amélioration des carrières. Le ministre de l’Action publique a annoncé le « possible décalage » d’un an à partir de janvier 2018 des prochaines mesures PPCR prévues jusqu’en 2020, ce qui serait une trahison de l’engagement de l’État. Il faut s’opposer à ce report et exiger une amélioration des rémunérations qui permette un rattrapage progressif des pertes de pouvoir d’achat depuis 2010 dans un calendrier plus resserré.

Se mobiliser le 10 octobre c’est obliger l’État à tenir ses engagements et rappeler la réalité des salaires enseignants en France

23 000 emplois aidés supprimés

Le gouvernement a annoncé la diminution drastique des emplois aidés. Dans l’Éducation nationale, ce plan social se traduit par une suppression de 23 157 emplois et un retour brutal à Pôle emploi pour ces salariés. Malgré la priorité donnée à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, des milliers d’élèves ont dû faire la rentrée avec peu ou pas d’accompagnement. Ces suppressions d’emplois signent aussi la fin de l’aide administrative à la direction d’école, inacceptable dans un contexte d’alourdissement des tâches des directrices et directeurs.

Se mobiliser le 10 octobre c’est exiger le renouvellement de ces contrats dans l’attente d’un plan de formation et de qualification solide et de la création d’emplois pérennes.

Augmentation de la CSG

Le gouvernement s’était engagé à augmenter de 1,7 % la CSG (contribution sociale généralisée) et à supprimer les cotisations sociales chômage. Cela constitue une augmentation de pouvoir d’achat pour les salariés du privé, mais pas pour les fonctionnaires contrairement aux engagements de campagne. Les retraités dont la rémunération est supérieure à 1 200 euros subiraient une perte sèche, la revalorisation des pensions de 0,8 % au 1er octobre ayant pour seul objectif de compenser l’inflation avec un gel des pensions qui dure depuis 2014.

Se mobiliser le 10 octobre c’est s’opposer au recul du pouvoir d’achat des enseignants.

Nouveau gel du point d’indice

La valeur du point d’indice était déjà restée gelée de juillet 2010 à juillet 2016 avant une mesure de dégel de 1,2% obtenue en 2016 dans le cadre du protocole PPCR, notamment par l’intervention déterminée de la FSU. Le gouvernement a annoncé un nouveau gel en 2017 et également en 2018 : c’est inacceptable. Les fonctionnaires ont déjà subi près de 9% de perte de pouvoir d’achat depuis 7 ans, en tenant compte de l’inflation et de l’augmentation de la retenue pour la retraite sur le traitement brut. C’est en moyenne une baisse de plus de 1% par an sur le salaire net à payer ! Par exemple, dans les années 1980, un enseignant en début de carrière gagnait l’équivalent de 1,8 Smic par mois, il n’en gagne plus aujourd’hui que 1,25.

Se mobiliser le 10 octobre, c’est peser sur le « rendez-vous salarial » fixé par le ministre.

Jour de carence : injuste et inefficace

Le rétablissement du jour de carence en cas de congé maladie représente une double peine pour les fonctionnaires : en plus de constituer une nouvelle amputation de leur pouvoir d’achat, venant s’ajouter à celles dues au gel de la valeur du point, à l’augmentation des cotisations retraites, il punit les agents, considérant qu’ils sont coupables d’être malades. Et cela est renforcé pour les enseignants, particulièrement exposés aux maladies et ne bénéficiant d’aucune médecine de prévention.

Se mobiliser le 10 octobre, c’est refuser la double peine en cas de maladie

Pour dénoncer ces mesures inacceptables et peser sur les choix du gouvernement, le SNUipp et la FSU, avec tous les syndicats de la Fonction publique , appellent les agents à se mettre en grève et à manifester massivement le 10 octobre prochain.

Qui fait grève ?

L’ensemble des enseignant-es, titulaires, non-titulaires, en formation, en stage, et les directeurs-trices d’école qui ne sont ni chef d’établissement, ni fonctionnaire d’autorité.

Les grévistes informent les familles dès que possible, par écrit qu’il n’y aura pas de classe. La lettre d’information aux parents peut être confiée aux élèves en prenant les précautions d’usage : pli cacheté ou agrafé (ne pas coller dans le cahier de correspondance), ou remis à la sortie des locaux scolaires.

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mot parents grève du 10

Les grévistes informent également le-la directeur-trice et tous, toutes celles et ceux qui sont concerné-es par l’organisation d’une activité à laquelle eux ou leurs élèves participent (transport, piscine...). Ne répondez à aucune enquête ou sondage (Administration, Gendarmerie ou Police), ni oralement, ni par écrit, ni par téléphone : indiquez qu’il s’agit d’une consigne syndicale.

Pour les retenues de salaire, il appartient à l’Administration de faire la preuve de la participation ou non à la grève. Les directrices et directeurs notamment ne devraient avoir à accomplir aucune tâche particulière à ce sujet.

Le SMA :

L’administration demande de remplir une déclaration d’intention de grève 48 heures à l’avance et l’envoyer au service du Drh à l’adresse suivante :

ia81-Drh@ac-toulouse.fr

Le SNUipp-FSU 81 appelle les enseignant-es des écoles à abandonner cette fastidieuse procédure de déclaration préalable lors de la journée de grève du 12 septembre. Dès la parution de la loi du 20 août 2008 instituant « un droit d’accueil dans les écoles maternelles et primaires », le SNUipp-FSU s’était opposé à ce texte qui constitue une entrave au droit de grève des enseignant-es du premier degré.

Quelle sanction possible en cas de non déclaration préalable ?

L’absence de déclaration préalable ne peut pas entraîner une perte d’AGS La circulaire 2008-111 du 26 août 2008 précisant les conditions de mise en œuvre de la loi n° 2008-790 du 20 août 2008 indique que « la personne qui participerait à un mouvement de grève sans s’être préalablement déclarée gréviste encourrait une sanction disciplinaire ». Les velléités de retrait d’AGS opéré par certains DASEN à l’encontre des enseignant-es participant à un mouvement de grève sans s’être préalablement déclaré-es n’est pas réglementaire, car un retrait de ce type n’est pas une sanction disciplinaire. Cela est un abus, contestable par ailleurs. La sanction disciplinaire à laquelle fait allusion le texte est une sanction a priori, du « premier groupe », c’est-à-dire un « avertissement » ou un « blâme ». Seule cette dernière sanction est inscrite au dossier personnel de l’enseignant. Elle est effacée automatiquement au bout de trois ans si aucune autre sanction n’intervient sur cette période. La déclaration préalable ne sert qu’à l’organisation du SMA et non au recensement des grévistes La loi est très claire, « les informations issues des déclarations individuelles ne peuvent être utilisées que pour l’organisation, durant la grève, du service ». En aucun cas, elles ne peuvent servir à établir la liste des enseignants grévistes notamment pour le retrait d’1/30e de salaire. Ces déclarations sont « couvertes par le secret professionnel » et « leur utilisation à d’autres fins ou leur communication à toute autre personne que celles qui doivent en connaître » est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La loi sur le SMA n’a donc rien changé sur ce point : si l’administration veut effectuer des retraits de salaires, c’est à elle de recenser les non-grévistes pendant ou après la grève et pas au directeur-trice. Les enseignants grévistes n’ont pas à se déclarer grévistes, ni à signer les états transmis par l’administration…

Si il y a des non-grévistes sur l’école, l’accueil et la surveillance des élèves leur incombent.

La mairie doit mettre en place un service minimum d’accueil dès 25% de grévistes dans l’école.

Aucune communication sur l’état des grévistes ne sera faite en direction de l’administration ou des services de police et de gendarmerie.

En cas de questionnement, de pression de l’administration ou de parents d’élèves, contactez nous au 05 63 38 44 34.

Manifestation à Albi, 14h30, place du Vigan

 

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