www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Tarn 81

Vous êtes actuellement : ActualitĂ©s  / Actions-luttes 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  ŕ la rubrique {}
19 septembre 2017

Notre modèle social en danger. Toutes et tous concernĂ©-es ! Mobilisation le 21 septembre ; Albi 14h30 ; Castres 17h

Le SNUipp-FSU appelle les personnels à participer massivement à la journée d’action du 21 septembre sous les modalités déclinées localement (grève, manifestations…) pour maintenir un code du travail protecteur et des emplois de qualité.

La journée de mobilisation du 12 septembre a montré combien les inquiétudes des salarié-es sur leurs droits sociaux, leurs protections et la stabilité de leurs emplois sont largement partagées.

La réforme du Code du travail met en perspective un enjeu de société majeur.

Deux manifestations sont organisĂ©es dans le dĂ©partement :
A Albi, Place du Vigan, Ă  14h30
A Castres, devant la sous préfecture, à 17h.

Au prĂ©texte de moderniser et renforcer la compĂ©titivitĂ©, le gouvernement s’attaque aux garanties, tant individuelles que collectives, pour les salariĂ©-es en voulant inverser la hiĂ©rarchie des normes, Ă©largir le champ des « nĂ©gociations » au sein des entreprises, prĂ©cariser toujours plus avec la gĂ©nĂ©ralisation des contrats de chantier, rĂ©duire les capacitĂ©s des Prud’hommes en cas de licenciements abusifs, instaurer les referendum d’initiative patronale, fusionner les instances reprĂ©sentatives des personnels, diluer la reprĂ©sentation des salariĂ©-es et contourner les organisations syndicales.

L’objectif est d’avoir un code du travail par entreprise, et le moins encadrant possible.

C’est la fin des garanties pour les salarié-es, l’organisation de leur mise en concurrence, le développement du dumping social avec l’explosion de la flexibilité et de la précarité. Cette modification du code du travail fragilisera en premier lieu les salarié-es les plus précaires, qui sont majoritairement des femmes. Ces choix s’inscrivent dans une politique d’austérité qui ne pourra permettre une réelle sortie de la crise économique offrant à chacun une stabilité de l’emploi.

Est-ce cet avenir que nous voulons pour tou-tes les jeunes qui vont bientĂ´t entrer dans le monde du travail ?

Le gouvernement poursuit une politique libérale lourde de conséquences pour les salarié-es et les retraité-es en attaquant notre modèle social. Ses décisions et mesures affirment clairement son positionnement en faveur du patronat et des plus riches. Pour respecter les fameux 3% de dette publique, il fait le choix de réduire les aides aux plus fragiles tout en baissant le montant de l’ISF de 3 milliards d’Euros, en maintenant le CICE et le crédit impôt recherche sans que ce soit démontré leur impact sur l’emploi, en assouplissant la fiscalité sur les dividendes au profit des actionnaires et sans mesure de lutte contre la fraude fiscale.

Et la Fonction publique ?

La Fonction publique ne sera pas prĂ©servĂ©e d’une telle dĂ©rĂ©glementation qui aura pour prochaine cible le statut de fonctionnaire « inappropriĂ© » selon Macron. Le secteur public est toujours dans le viseur après une rĂ©forme importante dans le privé… au nom de l’équitĂ©.

La transposition des mesures du privé pourrait conduire à des décisions émanant de négociations au plan local et non plus à partir de négociations nationales, faisant courir un risque au caractère uniforme des décisions. La fusion des comités techniques et des CHSCT remettrait en cause la place de la santé et des conditions de travail dans les instances. La précarité et la flexibilité appliquées au secteur public conduiraient à recruter massivement des agents contractuels en CDD ou CDI sur des missions de service public pérennes.

Parce que ces projets participent de la remise en cause de notre modèle social, les attaques portées aux protections des salarié-es et aux solidarités,

Parce que, salarié-es du privé comme du public, étudiant-es, privé-es d’emploi, retraité-es, nous sommes tous concerné-es,

Toutes les mobilisations, sur la loi travail comme sur la Fonction publique, participent du refus de ce nouveau modèle social que le gouvernement souhaite imposer. C’est leur réussite qui conduira le gouvernement à reculer.

Le SNUipp-FSU appelle les personnels à participer massivement à la journée d’action du 21 septembre sous les modalités déclinées localement (grève, manifestations…) pour maintenir un code du travail protecteur et des emplois de qualité.

Petit tour des principales mesures

  • L’inversion de la hiĂ©rarchie des normes donne prioritĂ© aux règles dĂ©cidĂ©es au sein de l’entreprise et accords de branches par rapport Ă  une règle gĂ©nĂ©rale, fixĂ©e par la loi, plus protectrice pour l’ensemble des salariĂ©-es.
  • Les indemnitĂ©s prud’homales pour licenciement abusif seront limitĂ©es et le dĂ©lai de recours sera raccourci d’un an. Cela facilitera davantage le licenciement.
  • Les règles de nĂ©gociation dans les petites entreprises sont revues. En l’absence de dĂ©lĂ©guĂ©-e syndical-e, les chefs d’entreprises pourront nĂ©gocier avec des dĂ©lĂ©guĂ©-es non mandatĂ©-es par un syndicat. Ils pourront recourir Ă  un referendum d’entreprise (votĂ© Ă  la majoritĂ©) pour conclure un accord. En l’absence d’un cadre syndical protecteur et indĂ©pendant, ils pourront donc exercer plus aisĂ©ment des pressions sur les salariĂ©-es.
  • Les instances reprĂ©sentatives du personnel (dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, comitĂ© d’entreprise et CHSCT) seront fusionnĂ©es pour n’en former qu’une seule qui ne pourra assurer toutes ses missions au dĂ©triment des conditions de travail des salariĂ©-es.
  • Le licenciement Ă©conomique sera autorisĂ© au regard de la santĂ© de l’entreprise en France et non plus sur sa situation dans l’ensemble des pays. Ainsi les multinationales pourront bĂ©nĂ©ficier d’une grande souplesse qui rĂ©pondra Ă  leurs seuls intĂ©rĂŞts financiers.

 

35 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp du Tarn 201 rue Jarlard, 81000 Albi

tĂ©l : 05 63 38 44 34 @ : snu81@snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Tarn 81, tous droits réservés.