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4 juillet 2016

Une classe exceptionnelle, mais pour qui ?

  • Le ministère a dĂ©cidĂ© de crĂ©er dès la rentrĂ©e 2017 une classe exceptionnelle, un nouveau grade accessible uniquement Ă  certains PE dĂ©jĂ  Ă  la hors classe. A terme, en 2023, sur les 350 000 PE, seuls 35 000 collègues seraient concernĂ©s et 7000 aux Ă©chelons terminaux.
  • Le SNUipp-FSU, favorable Ă  un mĂŞme mĂ©tier et Ă  une mĂŞme carrière pour toutes et tous, est opposĂ© Ă  la crĂ©ation d’un 3ème grade qui exclurait la grande majoritĂ© des enseignant-es.

Qui serait concernĂ© ?

  • Ă  partir du 3ème Ă©chelon de la hors-classe, les enseignant-es ayant exercĂ© pendant 8 ans en Ă©ducation prioritaire ou certaines fonctions : direction et chargĂ©-e d’école, PEMF, CPC. au dernier Ă©chelon de la HC pour ceux qui n’exercent pas ces fonctions mais qui ont un parcours qualifiĂ© « d’exceptionnel » par la hiĂ©rarchie.

Combien de PE promus ?

  • Seuls 5 000 collègues accèderaient Ă  ce nouveau grade Ă  la rentrĂ©e 2017 : 80 % seraient promus au titre des fonctions, 20% le seraient au titre du parcours dit “exceptionnel”. Cela crĂ©erait ainsi une double restriction en limitant encore plus l’accès Ă  ce grade pour les PE « ordinaires » !
  • Seuls 35 000 enseignant-es sur les 350 000 au total seraient concernĂ©-es, soit une limite fixĂ©e Ă  10% du corps des PE.
  • Les enseignants hors Ă©ducation prioritaire et n’exerçant pas de fonction de direction ou de formation ne pourraient accĂ©der Ă  la classe exceptionnelle qu’en toute fin de carrière, au mieux après 35 ans de carrière.
  • De mĂŞme, l’ensemble des 54 000 enseignants-es en EP, des 47 000 directrices et directeurs d’Ă©cole et des 6 000 formatrices et formateurs ne pourrait accĂ©der Ă  la classe exceptionnelle. Elle ne serait rĂ©servĂ©e qu’aux 35 000 PE que la hiĂ©rarchie juge particulièrement mĂ©ritants.
  • Et encore, seulement 20% des personnels au troisième grade, soit 2% du corps, verraient leur carrière vraiment dĂ©coller. L’accès Ă  l’échelon spĂ©cial de la classe exceptionnelle (avec des indices de 890, 925, 972) serait Ă©galement contingentĂ© avec l’aval du supĂ©rieur hiĂ©rarchique. Ce serait encore une infime partie de cette toute petite partie, soit 7 000 enseignant-es, qui pourraient gagner 3 700 euros net mensuel en toute fin de carrière.
  • Les autres enseignant-es promus Ă  ce grade n’obtiendraient qu’une valorisation « honorifique » sans vĂ©ritable augmentation du traitement.

Un outil managérial de gestion inacceptable

  • Ce nouveau grade est clairement un outil managĂ©rial de gestion des personnels pour rĂ©compenser quelques heureux Ă©lus triĂ©s sur le volet, ce qui est une injustice pour tous les enseignants qui s’engagent pleinement dans la rĂ©ussite des Ă©lèves et n’y accĂ©deront jamais. 
  • La notion de difficultĂ© ne se rĂ©duit pas aux fonctions reconnues par la classe exceptionnelle. Beaucoup d’enseignant-es exercent dans des conditions difficiles qui ne sont pas nĂ©cessairement classĂ©es en REP, avec des effectifs chargĂ©s, de la difficultĂ© scolaire lourde, des Ă©lèves en situation de handicap... Pourquoi ces enseignant-es se verraient-ils exclus de la possibilitĂ© d’accĂ©der Ă  cette classe exceptionnelle ? Seraient-ils moins remarquables que d’autres ?

Renforcement des inégalités femmes / hommes

  • Si la profession compte plus de 82% de femmes, les fonctions prises en compte pour accĂ©der au troisième grade surreprĂ©sentent les hommes. Aujourd’hui, seulement 66% des enseignant-es atteignant la hors classe sont des femmes et l’indice terminal Ă  783 concerne moins de 50% de femmes... 

Des inégalités renforcées entre les déroulements de carrière

  • Exemple de parcours le plus rapide : IntĂ©gration Ă  la hors classe au bout de 19 ans, Ă  la classe exceptionnelle au bout de 21 ans, accès au dernier Ă©chelon de la classe exceptionnelle au bout de 33 ans Ă  l’indice 972.
  • Exemple de parcours le plus lent : IntĂ©gration Ă  la hors classe au bout de 30 ans, et au 7ème Ă©chelon au bout de 36 ans. Deux PE ayant commencĂ© leur carrière en mĂŞme temps pourront la terminer l’un Ă  l’indice 972, l’autre Ă  l’indice 821 !
  • La diffĂ©rence de rĂ©munĂ©ration globale pour une carrière de 37 ans est de 110 000€, soit 250€ mensuels.

Des informations insuffisantes

  • Nous ne disposons pas Ă  ce jour d’information sur les rendez-vous de carrière qui permettront de changer de grade, voire de franchir les derniers Ă©chelons de la classe exceptionnelle ni sur l’existence d’un barème indicatif qui a au moins l’avantage d’être transparent. Pour le SNUipp, il est nĂ©cessaire que des Ă©lĂ©ments objectifs liĂ©s Ă  l’anciennetĂ© des services et ainsi Ă  l’expĂ©rience professionnelle soient pris en compte.

Ce que veut le SNUipp-FSU :

  • Un dĂ©roulement de carrière sans obstacle sans barrage de grade qui permette Ă  tous les personnels d’accĂ©der, avant de partir Ă  la retraite, aux indices terminaux de leur corps.
  • Permettre Ă  toutes et tous de terminer au dernier Ă©chelon de la Hors Classe

D’autres mesures nĂ©cessaires pour rendre le mĂ©tier et certaines fonctions attractifs :

  • allĂ©ger le temps de travail,
  • amĂ©liorer les conditions de travail en rĂ©duisant le nombre d’Ă©lèves par classe,
  • en dĂ©veloppant des possibilitĂ©s de travail en petits groupes sont autant de moyens de rendre attractifs le mĂ©tier et ses fonctions particulières.

Exiger l’égalitĂ© femmes-hommes :

  • Selon la loi sur l’Ă©galitĂ© rĂ©elle entre les hommes et les femmes, le ministère se doit de veiller Ă  l’Ă©valuation de l’ensemble de ses actions afin de garantir l’Ă©galitĂ© professionnelle et salariale. C’est pourquoi la FSU demande qu’une Ă©valuation d’impact sur des projections prĂ©vues soit rĂ©alisĂ©e et communiquĂ©e.

 

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