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9 novembre 2015

Campagne climat – COP 21 : un enjeu syndical

Paris s’apprête à accueillir le 21ième sommet des Nations Unis sur le dérèglement climatique du 30 novembre au 11 décembre 2015. Cette conférence est un enjeu fondamental pour le mouvement syndical. Elle doit nous permettre de faire le lien nécessaire entre les enjeux climatiques et les enjeux sociaux.

Répondre aux enjeux posés par le réchauffement climatique est incontournable. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoit, si rien n’est fait, une augmentation des températures moyennes de l’ordre de 3,7 à 4,8°C, à la fin du siècle. Ce qui aurait potentiellement des conséquences dramatiques à l’échelle planétaire : plus de 1,4 milliards de personnes subiraient des restrictions d’accès à l’eau, les dérèglements climatiques pourraient causer la mort de plus de 100 millions de personnes et le nombre de réfugiés climatiques exploserait. Par ailleurs, il est à noter que les victimes des dérèglements climatiques sont avant tout les populations les plus pauvres, tant à l’échelle mondiale que dans les pays du Nord où les classes populaires sont aujourd’hui les plus touchées par la pollution, par exemple.

Répondre à l’enjeu climatique, c’est donc aussi lutter contre les inégalités. Lutter contre les inégalités entre pays du nord et pays du sud. L’empreinte écologique moyenne des pays de la zone euro est par exemple plus de deux fois supérieure à la moyenne mondiale et près de cinq fois celle de la moyenne des pays africains. Mais cette comparaison cache des inégalités au sein même des pays du nord. Une étude menée au Canada met en évidence que l’impact environnemental des 10 % les plus riches est 2,5 fois plus importants que celui des 10 % les plus pauvres. Enfin, à l’échelle mondiale, 90 entreprises sont à l’origine des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre.

La transition doit donc être écologique mais aussi sociale. Elle doit reposer sur des politiques économiques fondées sur la redistribution des richesses pour réduire les inégalités et par une réorientation de l’économie vers un modèle non productiviste.

Cela ne se fera pas non plus sans un investissement important dans la formation. Par ailleurs, les enjeux en termes d’emploi sont également considérables. L’OIT parle de 15 à 60 millions d’emplois supplémentaires d’ici à 2030.

Combattre pour cette transition, c’est donc lutter pour le développement de politiques publiques et le renforcement des services publics.

Mais les enjeux se déclinent aussi au niveau national. Les mobilisations de décembre doivent être également l’occasion de porter nos revendications, et affirmer que la transition écologique et sociale nécessite de rompre avec les politiques d’austérité.

En effet, alors que du plus haut sommet de l’Etat, la France est présentée comme « exemplaire sur le climat », les actes sont à front renversé : baisse du budget du ministère de l’environnement, poursuite des projets inutiles et imposés comme « Notre Dame des Landes », délivrance de nouveaux permis de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux. Pour peser sur les choix à faire, l’intervention de salariés est donc indispensable. C’est le sens de la participation de la FSU à la Coalition Climat qui rassemble plus de 130 organisations et organise une série de mobilisations autour de la tenue du sommet de la Cop21.

Sur toutes ces questions, les mobilisations à l’occasion de cette conférence seront donc le moment pour le mouvement syndical de faire entendre les revendications des salariés, des chômeurs et des jeunes. C’est dans cette dynamique que le SNUipp avec la FSU doit s’inscrire.

 

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