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6 février 2014

Après le point d’indice, gel des promos : info ou intox ?

Les Échos et le Figaro (sans commentaire) ont annoncé que l’annulation des promotions dans la Fonction Publique serait discuté samedi prochain à l’Elysée où doit se réunir le deuxième conseil stratégique de la dépense publique ! D’après la cours des comptes, cette mesure permettrait d’économiser 1,2 milliards par an.

V. Peillon a catégoriquement démenti cette information.

Nous verrons bien, et surement assez vite, ce qu’il en est exactement. Mais le contexte et les choix politiques du gouvernement ne vont pas dans le bon sens.

Une politique de réductions de la dépenses publiques et de subventions massive du patronat.

Quoiqu’il en soit, il faut faire le lien avec les annonces de 50 milliards de réduction de la dépense publique et de la poursuite de la politique de cadeaux sans conditions au patronat avec 30 milliards d’exonération de cotisations sociales à la branche famille de la sécurité sociale. Le gouvernement amplifie une stratégie économique de réductions des dépenses publiques. Or, il est maintenant établit cette politique contracte l’activité. En 2012 et 2013, 3 points de PIB d’économie n’ont permis que de réduire de 1,2 point de PIB le déficit public.

En fait Hollande applique l’article 3.1 du TSCG (Traité de Stabilité, de Convergence et de Gouvernance) qu’il dénonçait comme candidat, qui stipule de réduire les déficits à 0,5 % du PIB en 2017. Il s’inscrit nettement dans le cadre imposé par le capitalisme néo libéral pour résoudre la crise.

Une erreur majeure du gouvernement et des libéraux est de considérer que les entreprises n’investissent pas par manque de liquidité ou une fiscalité trop lourde. Or les entreprises ont déjà bénéficié de beaucoup de mesures se chiffrant à près de 200 milliards. Elles investissent peu parce qu’elles exigent une rentabilité trop élevée et que par ailleurs les politiques publiques contractent la demande.

Des actionnaires plein aux as !

La crise ne nuit pas aux profits. De 6,9 milliards en 1978, ils sont passés à 247,6 milliards en 2008. En 30 ans, ils ont été multipliés par 36 alors que la masse salariale ne l’était que par 4,5.

Arcelor Mittal après avoir fermé Florange a distribué 910 millions d’€ à ses actionnaires.

De son côté Orange a versé l’an passé 3,6 milliards de dividendes. En 10 ans, c’est 27 milliards d’euros qui ont été distribués par l’opérateur !

Pourtant, de 2010 à 2013, le taux de prélèvement obligatoire aura augmenté de 3 points. Les ménages n’ont pas bénéficiés de contre partie à la hausse d’impôt en termes de dépenses publiques. Dans le budget, les ménages contribuent pour 12 milliards de plus et les entreprises pour 9 milliards de moins !

L’emploi, les salaires et les services publics sacrifiés

L’ampleur de la réduction de dépenses publiques pour 2014 est historique !

Dans ces conditions rien d’étonnant à ce que le point d’indice des salarié-e-s de la fonction publique reste gelé pour la quatrième année et aucune raison d’être optimiste sur une évolution positive d’ici la fin du quinquennat. Rien d’étonnant non plus, que les dotations en postes soient insuffisantes au regard des besoins. Une dernière réflexion cependant : avec les 30 milliards d’euros, soit le montant des d’exonération de cotisations sociales à la branche famille accordées au patronat sans contre partie, on pourrait baisser de 40 % le déficit public ou augmenter 1,6 fois le budget de l’éducation nationale pour le primaire et le secondaire !

Alors oui, une autre politique pour les services publics, l’emploi et les salaires est possible et nécessaire. Elle dépend de nos capacités de lutte.

Voilà pourquoi la FSU s’inscrit avec les autres salarié-e-s dans la mobilisation du 6 février et appelle à manifester à 10 h 30 place St Cyprien (un préavis de grève a été déposé).

Le samedi 1er mars, une nouvelle manifestation sera organisée par la CGT et la FSU (élargissement à d’autres organisations en cours) contre l’austérité.

Voilà aussi pourquoi nous appelons les collègues à se rassembler devant la DSDEN mercredi 12 février à 14h30, la réforme des rythmes scolaires et exiger des moyens pour l’école dans le département.

 

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