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30 avril 2013

Circulaire de rentrée

Le ministère vient de rendre publique la circulaire de rentrée 2013 au BO du 11 avril : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html ?cid_bo=71409. L’analyse du SNUipp-FSU.

Pas moins de douze pages qui reprennent les grands axes du projet de loi d’orientation et de programmation pour l’école. Si le ton change par rapport aux circulaires de rentrée antérieures, celle-ci entre peu dans les détails de la mise en œuvre.

2013 s’annonce encore comme une année de transition.

Le texte affiche parmi ses priorités, celle de « rénover en profondeur l’enseignement du 1er degré ». Sur les 7 000 postes annoncés pour la rentrée, “3 000 équivalents temps plein” iront au primaire pour tenir compte de l’évolution des effectifs d’élèves, de la scolarisation des moins de trois ans et de la mise en place du « plus de maîtres que de classes » dans des écoles situées dans un environnement social défavorisé. Une part de ces moyens sera également affectée au remplacement. Dans le bilan partiel de la préparation de la rentrée, le SNUipp-FSU note que les DASEN ont, pour l’instant, gardé près de 800 postes en réserve. De fait, pour l’heure, le nombre de classes supplémentaires reste à ce jour limité (moins de 100), le nombre de remplaçants aussi (environ + 200), plus de maîtres que de classes (+ 700), scolarisation des moins de trois ans (environ + 300).

La formation des PE

Principale mesure déclinée, la création des ESPE annoncée pour la rentrée prochaine, la formation initiale des enseignants absorbant d’ailleurs une partie des postes créés. Pour le SNUipp-FSU, la place et les interventions des formateurs de terrain (MF) restent posées. Il demande qu’ils participent activement sur leur 216 H annuelles à des actions de formations au sein des ESPE.

Pour le SNuipp-FSU, les ESPE doivent être de véritables écoles supérieures garantie par une unité de lieu et d’organisation humaine et pédagogique. Elles doivent bénéficier de moyens pour proposer une véritable formation professionnelle. Les masters MEEF doivent offrir une formation prenant en compte la spécificité du métier de professeurs des écoles (polyvalence, maternelle, travail en équipe, connaissance du développement de l’enfant, relations aux familles,…), tout au long du cursus et y compris dans la préparation du concours pendant le M1.

9 heures pour la formation continue

Après des années où elle n’a cessé de diminuer, la formation continue des enseignants est appelée à être « relancée ». Les intentions sont affichées avec 9 heures annuelles de formation professionnelle continue, des heures effectuées « pour tout ou partie, sous la forme de sessions de formation à distance sur des supports numériques ». Pour le SNUipp-FSU, s’il peut être intéressant de fournir grâce à des supports numériques des outils aux enseignants, une réelle formation continue inclue des échanges et ne peut donc se faire uniquement à distance. De plus, rien n’est dit sur le retour d’une formation continue robuste sous forme de stages dans les futures ESPE. C’est pourtant un aspect essentiel pour aider les enseignants et les équipes à reprendre la main sur le métier, mieux travailler à la réussite des élèves et mettre en œuvre les nouveaux dispositifs.

La maternelle en un seul cycle

Les missions de l’école maternelle seront bien redéfinies autour d’un cycle unique. Mais la manière dont on passe de l’intention à l’acte reste à définir. Le texte prévoit aussi que « les enseignants de grande section et de cours préparatoire auront des échanges sur les acquis des élèves à l’issue de l’école maternelle et sur les besoins spécifiques des élèves bénéficiant d’aménagements particuliers de scolarité » sans que les modalités de ces échanges ne soient précisées. La mise en place de formations spécifiques dans les plans académiques de formation sera déterminante.

Nouveaux programmes, évaluations, inclusion et SEGPA

Parmi les mesures puisées dans le projet de loi, figure l’installation d’un nouveau Conseil supérieur des programmes qui s’attachera à la réécriture des programmes de l’enseignement élémentaire « en cohérence avec le nouveau socle de connaissances, de compétences et de culture ». Ceux-ci sont programmés pour la rentrée 2015. Nous avons demandé au ministère que du temps soit banalisé lors du premier trimestre de l’année scolaire prochaine pour que les collègues soient associés à cette refonte des programmes et cela passe d’abord par un bilan des programmes de 2008.

Au niveau des évaluations nationales, la circulaire rappelle que celles-ci, cette année, ne donneront pas lieu à remontée nationale comme le SNUipp-FSU l’avait demandé. Pour l’année scolaire 2013-2014, « de nouvelles modalités seront fixées une fois que la structure des cycles aura été décidée, sur la base des propositions du Conseil supérieur des programmes et du Conseil national d’évaluation ».

Quant à la scolarisation des élèves « à besoins éducatifs particuliers », elle doit faire désormais l’objet d’une « approche plus qualitative » permettant de « construire une École inclusive ». On ne peut que souscrire à l’intention. Pour sa mise en œuvre, 350 emplois d’AVS supplémentaires sont programmés pour la rentrée, ainsi que l’utilisation d’un nouvel outil le GEVA-SCO pour l’évaluation des besoins des élèves en situation de handicap. Chaque projet d’école devra consacrer un volet à leur inclusion.

Une nouveauté : « Le troisième plan autisme devra favoriser, le plus tôt possible, la scolarisation des élèves présentant des troubles envahissants du développement, souhaitant ainsi mieux adapter leur parcours scolaire à leurs besoins. » Il s’agit de solliciter les établissements et services spécialisés pour déployer des unités d’enseignement implantés au sein de certaines écoles maternelles, avec un encadrement renforcé (un adulte pour un enfant). « Trente de ces unités d’enseignement pilotes seront installées pour la rentrée 2014. » Ce dispositif sera donc mis en place dans un an.

La circulaire rappelle que pour les SEGPA : « Les dispositions du projet de loi en cours d’examen au Parlement ne modifient en rien la situation des sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) comme des établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA), dont les fondements juridiques, l’organisation et les missions sont maintenus. »

L’éducation prioritaire

L’éducation prioritaire faisait partie des grandes oubliées dans les dernières circulaires de rentrée. Un paragraphe lui est consacré dans celle-ci. Une relance ambitieuse accompagnée d’une évaluation nationale débouchant sur des assises en automne 2013 est annoncée. Mais là aussi, à part ces annonces, pas de propositions concrètes pour changer le quotidien des enseignants et des élèves pour relever le défi de la démocratisation scolaire.

Le retour des RASED ?

Alors que ces dernières années leur nombre a été considérablement réduit, les RASED sont pour le coup explicitement évoqués par la circulaire. Leur expertise est jugée « particulièrement précieuse », elle « doit être mieux valorisée » et le rôle des RASED qui « retrouveront toute leur place auprès des équipes pédagogiques des écoles », sera amené « à évoluer ». Quand, comment, de quelle manière ? Le SNUipp-FSU avec le collectif RASED a interpellé le ministère pour l’ouverture urgente d’un groupe de travail sur cette question. Les créations de postes RASED pour la rentrée 2013 restent à la marge.

La circulaire de rentrée ne mentionne pas les psychologues des écoles alors que les textes officiels précédents font référence aux « enseignants spécialisés et psychologues scolaires ». Le SNUipp-FSU interpelle le ministre sur cette question.

Une année de transition

Le mot revient à plusieurs reprises tout au long du texte : il s’agit bien d’une circulaire de « transition » mais on peine à déceler les mesures concrètes et opérationnelles qui amélioreraient sensiblement le quotidien des écoles et des enseignants dès la rentrée prochaine. Nous savons aussi que le changement de ton dans la conduite et le pilotage des écoles par les DASEN et les IEN a du mal à se mettre en place dans les départements et les circonscriptions. Les enseignants ont besoin de modifications significatives s’écartant d’un pilotage de type managérial qui a démontré son inefficacité. Rien ne se fera sans accompagner, outiller et aider les enseignants dans l’exercice quotidien de leur métier. Ils doivent retrouver concrètement la confiance de l’institution.

 

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