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5 avril 2013

2013 ou 2014 ? Le SNUIpp-FSU dresse un premier bilan de la réforme des rythmes :

Si tout le monde juge nécessaire une réforme des rythmes, seulement 18,6 % des communes, 22,5% des écoles, et 22,3 % des élèves seront finalement concernés par une modification des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Notre enquête nationale menée département par département dresse un premier bilan sans appel.

Au niveau national, une majorité écrasante de communes estiment que la réforme est loin d’être mûre et plébiscitent 2014 comme le demandait le SNUipp-FSU.

Dans notre département, la réforme des rythmes s’appliquera dès 2013 dans 45% des communes, 33,3% des écoles et pour 36% des élèves.

Pour les écoles passant en 2013, les Directeurs académiques de l’Education nationale (DASEN) doivent maintenant valider les projets présentés par les collectivités locales ou les conseils d’écoles. Nous demandons que les nouvelles organisations de la semaine (mercredi ou samedi) et de la journée (horaires scolaires, durée de la pause de midi, contenu et organisation des activités périscolaires en fonction de l’âge des enfants, …) soient le fruit d’une réelle concertation avec les enseignants et les parents au sein des conseils d’école.

  • Là, où les projets ne sont pas encore clairement finalisés, la concertation doit se poursuivre. Nous continuons de demander au ministre et ses représentants (DASEN) que, là où il n’y pas accord de la communauté éducative (enseignants, parents), ce doit être le report systématique à 2014.

D’une manière générale, dès maintenant, il faut tirer les conséquences de ce premier bilan afin de préparer sereinement 2014. La prise en considérations des conditions de travail des enseignants, les questions du financement des activités éducatives, de leur gratuité, du recrutement et de la qualification des animateurs restent entièrement posées.

  • Il faut apporter des réponses aux enseignants. Leur avis doit être pris en compte dans les projets qui doivent se discuter. De réelles concertations doivent se mettre en place. Il faut aussi avancer vite sur la nécessaire revalorisation de leurs salaires. Le ministère doit maintenant mettre sur la table des propositions sérieuses concernant la création d’une indemnité s’alignant sur l’ISOE du second degré et des améliorations de leur déroulement de carrière.
  • Il faut aussi donner des garanties aux collectivités locales qui ne peuvent, à elles seules, supporter le coût de la réforme sur le long terme. A défaut, les nouveaux temps éducatifs promis aux enfants par le ministre pourraient bien se transformer en garderie et creuser ainsi des inégalités déjà insupportables en matière d’offre éducative.

Nous demandons donc au ministre que le comité de suivi de la réforme qui sera installé début avril et auquel le SNUipp-FSU participera soit force de propositions pour améliorer les insuffisances de la reforme actuelle.

  • Il faut revoir et assurer les financements pour 2014 et au- delà, réécrire totalement le décret sur l’aménagement du temps afin de permettre à des organisations construites localement de voir le jour (deux mercredis sur trois comme à Toulouse ou Poitiers, après-midi très allégés pour libérer une plage horaire robuste pour les activités périscolaires comme le projet de Lille, …) : la rédaction actuelle avec 9 ½ journées est trop contraignante.

Enfin, le suivi de la réforme ne peut se cantonner à des contingences organisationnelles. Il faut engager un travail sérieux et approfondi de suivi des élèves concernés par la réforme dès 2013. Nous demandons la mise en place de recherches indépendantes pour évaluer les effets de la réforme sur le bien-être et les apprentissages des élèves.

 

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