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16 février 2012

Investir dans la maternelle : Chiche !

Communiqué de presse du SNUipp-FSU

  Le rapport de l’OCDE, rendu public aujourd’hui, rappelle que l’investissement dès l’école maternelle pour les enfants issus de milieux défavorisés constituait une mesure équitable et en même temps économiquement rentable. Il est inacceptable que la France soit restée si sourde à cette préconisation qui contribue à rendre l’école plus juste.  Suite aux restrictions budgétaires, la maternelle française connaît une période de fragilisation sans précédent, illustrée par les suppressions de postes annoncées actuellement dans les départements : mort lente de la scolarisation des moins de trois ans, hausse du nombre d’élèves dans les classes, remplacements non assurés dans ces écoles, formation à la spécificité de la maternelle quasi-inexistante.

 Face à l’échec scolaire, il est urgent de changer la donne. La prévention et l’aide commencent dès l’école maternelle si l’on veut lutter contre les difficultés scolaires. Chacun reconnaît combien la maternelle contribue au développement moteur, sensoriel, intellectuel et culturel des élèves. Aujourd’hui, cette première étape de la scolarité doit retrouver un nouveau souffle. Une des priorités doit être les apprentissages langagiers. C’est avec le langage que se construisent les premiers rapports à l’écrit, la découverte des autres et du monde, la structuration de l’espace et du temps... Trop souvent, aujourd’hui, les enseignants n’ont pas les moyens de cette nécessaire ambition. 

 Il y a urgence à réinvestir dans la maternelle. La formation des enseignants doit être développée dans ce domaine. Le nombre d’élèves par classe est également un facteur important. Il faut aussi, comme le demande le SNUipp-FSU depuis plusieurs années, doter les écoles qui concentrent les difficultés scolaires, « de plus de maitres que de classes », véritable facteur de richesse pédagogique. Ici, des décloisonnements pour faire travailler les élèves en petit effectif. Là, la présence de deux enseignants dans la classe pour aider les élèves les plus fragiles. Ailleurs, des petits groupes d’élèves pour varier les situations d’apprentissages.

 Plus de doute, pour contrer l’échec scolaire, l’avenir, c’est la maternelle. Le SNUipp-FSU demande des décisions fortes en ce sens.     

Paris, le 9 février 2012
 

 

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